Qui doit absolument détenir la capacité 3,5 t en cas de sous-traitance ?

Publié le 07/12/2025 - Mis à jour le 18/12/2025

par Johnny Roca
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Sous-traitance et transport léger : une question de conformité

Le secteur du transport léger connaît un essor important, notamment avec l’essor du e-commerce et des impératifs de livraison rapide. Cette croissance s’accompagne d’une évolution des modes d’organisation, la sous-traitance étant fréquemment utilisée pour répondre à la demande. Mais, face à ces pratiques, une question précise revient de façon récurrente : lorsqu’il s’agit d’activité sous-traitée dans le transport routier de marchandises avec des véhicules de moins de 3,5 tonnes, quelle entreprise doit être titulaire de la fameuse capacité 3,5 t ? Cette interrogation n’est pas anodine, puisqu’elle engage la responsabilité pénale, civile et réglementaire de l’entreprise donneuse d’ordre aussi bien que du sous-traitant.

L’obligation de capacité en transport léger : le cadre fixé par la loi

La capacité de transport léger 3,5 t désigne l’exigence réglementaire pour les entreprises qui exploitent à titre onéreux des véhicules dont le poids maximal autorisé n’excède pas 3,5 tonnes. Cette capacité prouve la compétence professionnelle de la personne dirigeante, qui doit justifier d’une attestation délivrée suite à un examen spécifique ou à une expérience reconnue par l’administration (Source Service-public.fr sur les transports de < 3,5 t).

La législation française, découlant du Code des transports (Article R3211-5), est très claire : toute entreprise réalisant du transport public routier de marchandises léger, que ce soit en direct ou via la sous-traitance, doit figurer au registre des transporteurs tenu par la DREAL ou la DRIEAT, ce qui implique d’avoir une capacité de transport adaptée. Ce cadre juridique a pour objectif d’assurer que seuls des acteurs entièrement qualifiés, respectant les règles de sécurité et de gestion, opèrent sur ce marché sensible.

Sous-traitance : qui porte la responsabilité de la capacité ?

La sous-traitance se définit par le recours à un autre entrepreneur pour exécuter, en tout ou partie, une prestation confiée par le donneur d’ordre initial. Dans le domaine du transport léger professionnel, cette pratique est strictement encadrée en matière de capacité.

Dans les faits, c’est l’entreprise qui assure l’exécution effective du transport (c’est-à-dire le sous-traitant, qui utilise le ou les véhicules pour livrer les marchandises) qui doit impérativement être titulaire de la capacité 3,5 t et être inscrite au registre des transporteurs. La société donneuse d’ordre, quant à elle, n’est généralement pas obligée de détenir la capacité, sauf si elle réalise elle-même du transport pour compte d’autrui, auquel cas l’inscription et la capacité deviennent indispensables.

Autrement dit, un commissionnaire ou un prestataire qui confie intégralement les transports à des sous-traitants ne doit pas disposer de la capacité 3,5 t, tant qu’il ne détient pas lui-même les véhicules ni n’emploie de salariés conducteurs. C’est bien l’entreprise exécutante qui engage sa responsabilité quant au respect de la réglementation.

Quid de la délégation de capacité et des risques de non-conformité ?

Il existe une croyance fréquente selon laquelle une entreprise peut "prêter" ou "déléguer" sa capacité à une autre structure : cela est totalement interdit par la loi. La capacité professionnelle est attachée à une personne physique (le gestionnaire de transport) intervenant de façon effective dans la gestion de l’entreprise concernée. En cas de contrôle, toute tentative de mutualisation ou de location de capacité constitue une infraction susceptible d’entraîner des sanctions majeures, tant pour le sous-traitant que pour le donneur d’ordre qui fermerait les yeux sur ce schéma.

Les risques encourus en cas de non-respect sont conséquents : amendes, retrait des autorisations administratives, impossibilité d’exercer et même sanctions pénales en cas de réitération. Pour cette raison, il est crucial de veiller, avant toute mission confiée en sous-traitance, à vérifier que l’entreprise détentrice des véhicules exploités dispose bien de la qualification nécessaire. Ainsi, un partenariat de confiance passe aussi par la conformité administrative.

Spécificités pratiques lors de la sous-traitance de transport léger

Le schéma demeure identique que la sous-traitance soit régulière ou ponctuelle : l’entreprise qui effectue physiquement le transport est responsable du respect des obligations, y compris en matière de capacité 3,5 t, d’assurance et de respect des règles de sécurité. L’absence de capacité ou l’inscription incomplète au registre expose non seulement le sous-traitant à de forts risques, mais aussi le donneur d’ordre, car ce dernier se doit de diligenter des vérifications et ne peut ignorer une situation non réglementaire.

La préparation à la capacité transport léger devient donc incontournable pour accéder à cette activité sous-traitée dans les règles de l’art. Sur ce point, l’accompagnement de centres comme Formatrans, spécialisés dans la formation professionnelle en transport, permet de s’assurer que votre structure répond à l’ensemble des attentes légales et administratives, que vous soyez futur exploitant ou dirigeant de site.

Formatrans : un atout face à une réglementation en évolution

Pour l’obtention de la capacité 3,5 t, il est parfois difficile de s’y retrouver, entre l’évolution des textes, la diversité des cas pratiques, et les exigences de l’administration. Bénéficier d’une information fiable, mais aussi d’un véritable accompagnement, est essentiel pour monter un dossier solide et réussir l’examen ou la validation de l’expérience professionnelle. Des organismes reconnus comme Formatrans proposent à la fois des sessions de formation, un suivi personnalisé et une veille constante sur les nouvelles règles de la capacité 3,5 t, offrant aux professionnels toutes les clés pour sécuriser leur parcours et leur activité.

Sous-traitance transport léger : points clés à retenir

La capacité 3,5 t demeure la pierre angulaire de la réglementation du transport routier de marchandises léger lorsque l’on fait appel à la sous-traitance. Seule l’entreprise réalisant concrètement les opérations de transport doit la détenir. Toute entorse à cette règle expose les parties concernées à de sévères sanctions. Vérifier la conformité de ses partenaires et bénéficier de l’expertise de spécialistes tels que Formatrans aide à garantir la sécurité des opérations et la pérennité de l’activité.

En résumé, la vigilance et la maîtrise des aspects réglementaires doivent rester les priorités pour quiconque utilise ou propose un service de sous-traitance en transport léger. C’est la meilleure garantie d’un développement serein et durable dans un secteur en pleine mutation.